11juil.

Métiers d’art : Si la Lutherie m’était contée…

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Le Musée de la Lutherie et de l’Archèterie françaises situé à Mirecourt présente le savoir-faire des plus grands luthiers nationaux.

« Qui penserait que pour construire un violon, il faut d’abord tracer deux pentagones dans un cercle ? », interrogeait le célèbre Stradivarius.

C’est à Mirecourt que se sont forgées et transmises, à partir du 17ème siècle, les traditions lorraines puis françaises de lutherie et d’archèterie. Plus près de nous, le célèbre luthier Jean Bauer (1914-2005), qui suivra ses études à Mattaincourt, sera à l’origine de la création de l’Ecole Nationale de Lutherie de Mirecourt en 1970, aux côtés d’Etienne Vatelot (1925-2013) un autre luthier émérite. Celui-là même qui aimait comparer son métier à celui de médecin, renommé mondialement pour ses capacités de diagnostic, et qui conseillera les plus grands comme Yehudi Menuhin, Isaac Stern ou le violoncelliste Mstislav Rostropovitch !

Créé en 1973, le musée de Mirecourt ne cesse d’enrichir ses collections avec de prestigieux comme de plus humbles témoins, présentés à l’occasion d’expositions thématiques régulières.

Découvrez le Musée de la Lutherie et de l'Archèterie de Mirecourt en photos !

Instrumusaphilie

Les instruments présentés au musée valorisent l’Ecole française de lutherie et d’archèterie. Artisans d’art lorrains, mais également français et étrangers ayant appris leur métier à Mirecourt, et savoir-faire manufacturés locaux ont contribué à la renommée de cette école et de cette ville, tant du point de vue de la transmission des métiers que des productions.

A côté de quelques témoins de la facture instrumentale des 17ème et 18ème siècles, les violons signés par les deux grands luthiers français Nicolas Lupot (1820) et Jean-Baptiste Villaume (1855) côtoient les archets d’Etienne Pajeot, François-Nicolas Voirin, Charles-Nicolas Bazin et la collection de guitares : la guitare Breton du 18ème, celle de L. Georges Warnecke et la guitare de Pierre-Bruno Petitjean. Pour le 20ème siècle, le violon issu de l’atelier d’artistes de la manufacture Laberte (1914), l’archet d’Emile-François Ouchard (1925), le violoncelle de Joseph Aubry (1936) et le violon de Max Millant (1979) sont quelques exemples parmi ceux conservés au musée.

A découvrir cet été : voyages et boîte à sons

Tout d’abord « Voyages », une exposition mêlant patrimoine, métiers d’art, créations artistiques et musique. Les visiteurs embarquent pour une traversée dans l’histoire d’une famille d’archetiers, font escale à l’établi pour voir comment l’arbre devient instrument, s’essaient au violon et à la guitare. Ils se laisseront dérouter par des instruments originaux, les Ondes Martenot, avant d’entrer en turbulences avec cinq ensembles musicaux aux carrefours de différents styles. Ils apprendront à regarder les formes de la guitare et d’une contrebasse. La visite commentée de l’atelier du musée les emmènera enfin à la découverte de la fabrication de l’archet ou du violon.

Ensuite « La boîte à sons », un parcours sonore donnant l’opportunité d’être tour à tour auditeur et musicien et de plonger ainsi dans l’univers des sons et du mouvement. Une cabane sonore imaginée par le luthier Glenn Mazin permet de pénétrer au cœur de la matière sonore.  De belles découvertes auditives en perspective !

Plus d’infos :
http://www.musee-lutherie-mirecourt.fr/
Musée de la Lutherie et de l'Archèterie françaises
Cours Stanislas
88500 MIRECOURT
Tél : 03.29.37.81.59

© Crédit photo Musée de la Lutherie et de l'Archèterie françaises

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