02avr.

Confinés mais aux aguets !

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Les contraintes de confinement nous obligeant à limiter les déplacements, il peut être bon de mettre à profit le temps libre dont nous disposons. Les associations ornithologiques à l’image de FauneFrance, et la Ligue Protectrice des Oiseaux (LPO) vous proposent de participer au défi  "confinés mais aux aguets" et de transformer votre lieu de résidence en observatoire de la faune sauvage pour dresser une carte de répartition nationale.

Depuis votre balcon ou votre jardin, tout en respectant les consignes du confinement, consacrez 10 minutes de votre temps  pour compter les oiseaux. Cela peut-être l’occasion de vous accorder une pause durant votre journée de télétravail, de diversifier les occupations proposées aux enfants ou tout simplement d’écouter pépiements, sifflotements et piaillements habituellement effacés par le bruit des activités humaines.

Sans oublier qu’actuellement, des millions de migrateurs sont de retour des zones chaudes et nous passent au dessus de la tête. Il suffit de lever les yeux pour faire de superbes observations. C’est aussi le moment de dresser l’inventaire de tous les oiseaux nicheurs visibles près de chez vous puisque le printemps est la saison propice à la nidification et aux amours.

Comment participer ? Rendez-vous sur les sites internet oiseauxdesjardins;fr ou faunefrance.org. Après vous être inscrit, il ne vous reste plus qu’à suivre les indications d’observation et de recensement. Pour les néophytes, pas d’inquiétude, des fiches synthèses  vous aideront à reconnaître mésanges, bouvreuils, chardonnerets, fauvettes, rouge-gorge et autres volatiles peuplant nos contrées.

Quand compter ? Quand vous voulez, tous les jours ou plus ponctuellement. Mais essayez de suivre certains jardins en y comptant les oiseaux une fois par semaine, sur autant de semaines que possible.

Comment compter ? Vous retiendrez le nombre maximal d'individus de chaque espèce observés durant un créneau horaire défini. Il ne faut pas compter plusieurs fois le même individu s'il se déplace ou fait des aller-retours.

Quoi compter?  Comptez uniquement les oiseaux posés dans votre jardin et non ceux le survolant, ni ceux observés dans le jardin du voisin! Quelques exceptions à cette règle pour les insectivores et les rapaces chassant au-dessus du jardin : hirondelles, martinets, épervier... Vous pouvez noter ces espèces si vous les observez en train de chasser sur votre lieu d'observation.

Pourquoi compter ? Pour aider les scientifiques à comprendre quand et pourquoi les oiseaux visitent les jardins. Les migrateurs reviennent-ils plus tôt quand le printemps est précoce ? Les oiseaux granivores viennent-ils plus aux mangeoires dans les jardins proches des plaines agricoles où les graines sauvages manqueraient en hiver ? Comment les aménagements urbains agissent sur la capacité des oiseaux à vivre en ville ? Autant de questions qui auront des réponses grâce à vos contributions !

A partir des informations collectées, les spécialistes calculeront combien d'espèces d'oiseaux peuvent être inventoriées en France, durant la période de confinement, sans quitter nos domiciles ? Quel sera le maximum en une seule journée ? Combien de données et de listes auront été collectées ? Où est le meilleur spot d'observation ? Il ne fait aucun doute que toutes ces informations amélioreront par ailleurs notre connaissance du calendrier de migration et de reproduction de nombreuses espèces.

Pour en savoir plus :

https://www.faune-france.org/index.php?m_id=1164&a=1921#FN1921

https://www.oiseauxdesjardins.fr/index.php

crédits photos : Isabelle Dartois et Guy Hautcoeur

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