07oct.

Le MUDAAC retrouve son Georges de la Tour

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Prêté au Palazzo Reale de Milan, le célèbre tableau "Job raillé par sa femme" de Georges de la Tour est rentré dans les Vosges où il a pu retrouver sa place de choix au  Musée départemental d’art ancien et contemporain (MUDAAC).

A Milan, il a été présenté dans le cadre de l’exposition temporaire « Georges de la Tour, L’Europa della Luce (L’Europe de la Lumière) qui mettait en perspective des chefs-d’œuvre du peintre lorrain avec ceux d’autres artistes européens du XVIIe siècle ayant expérimenté les possibilités de la lumière. Initialement prévue pour une durée de 4 mois, de février à juin, le musée italien a dû fermer ses portes en mars en raison du confinement lié à la COVID-19. A l’instar des autres prêteurs, le MUDAAC a accepté de prolonger le prêt de son tableau jusqu’à fin septembre. Depuis, il est rentré au MUDAAC où il a pu être raccroché à son emplacement habituel après un constat d’état, étape indispensable qui permet d’attester que l’œuvre n’a subi aucunes altérations.

Depuis le 8 octobre, les visiteurs se rendant au MUDAAC peuvent de nouveau l’admirer. Le tableau de Dominique Prot « Résurrection de Lazare qui avait occupé l’emplacement laissé vacant est quant à lui retourné dans les réserves du musée.

Quelques mots sur le peintre lorrain Georges de la Tour

Né à Vic-sur-Seille en 1593, Georges de la Tour s’installe à Lunéville, dès 1620, où il peint pour le duc de Lorraine. Mais cette région est dévastée pendant la guerre de Trente Ans et Lunéville est incendiée en 1638. Cela ne l’empêche pas de devenir peintre ordinaire du roi Louis XIII, en 1639, et d’obtenir un logement aux galeries du Louvre. La plupart de ses biens se trouvant en Lorraine, il est probable qu’il y réside tout en faisant des séjours à Paris. Après sa mort en 1652, il sombre dans l’oubli avant d’être redécouvert au début du XXe siècle. Durant sa carrière, il maîtrise autant les scènes nocturnes, telles Job, que les scènes diurnes.

"Job raillé par sa femme" illustre bien l’intérêt des peintres européens pour les recherches initiées par Caravage en Italie. Celles-ci se concentrent notamment sur le clair-obscur, consistant à éclairer abondamment les surfaces que la lumière atteint et assombrir les autres, particulièrement le fond. Le procédé met ainsi en valeur l’aspect dramatique de la scène ici souligné par l’intensité des regards, tandis que la lumière issue de la bougie donne à l’ensemble une dimension spirituelle.

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