23juin

HANDISPORT : RIEN N'ARRETE CHRISTOPHE MARCHAL

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« Le défi est le seul moyen de s’obliger à faire des choses toujours plus difficiles » est la citation préférée de Christophe Marchal, sportif de haut niveau handisport. Et il lui a fallu en relever, des défis, pour reprendre sa carrière jusqu’à entrevoir bientôt les Jeux Olympiques de Tokyo !

 

À 22 ans, Christophe Marchal était déjà membre de l’Équipe de France de cyclo-cross. En 1985, il obtient le titre de Champion de Lorraine et pratique aussi le cyclisme sur route. Son avenir sportif lui sourit jusqu’à cette terrible nuit de janvier 1988 où sa vie bascule dans un accident de la route. Le diagnostic tombe : tétraplégie. Confronté à cette épreuve, Christophe fait preuve d’une remarquable résilience, qu’il tire probablement des valeurs et enseignements du sport de haut niveau en plus d’une ténacité à toute épreuve. « Très vite j’ai concentré toute mon énergie à ma rééducation. Je comptabilise aujourd’hui 27 interventions chirurgicales », se souvient celui qui se promet alors de devenir numéro 1 mondial dans son sport !

 

RÉSILIENCE

Christophe Marchal redécouvre alors le sport  « une excellente école de la vie ! ». À force de courage, de travail et persévérance, il parvient à resynchroniser ses gestes. « Pour y arriver, il faut être très entouré et soutenu par sa famille et ses amis. J’ai eu cette chance », raconte avec gratitude Christophe. Puis en 1993 il assiste aux 24 heures cyclistes à Saint-Dié-des-Vosges où concoure une équipe de handisport. « Je me suis dit que si des personnes en fauteuil roulant étaient capables de faire de la compétition, moi je l’étais aussi ». Un an plus tard il participe comme concurrent à ce même évènement ! Sportif de haut niveau, le champion poursuit son parcours avec l’athlétisme, de la piste au marathon : Paris, Dubaï, le Canada et même le Japon. Les résultats s’enchaînent, il offre une pluie de médailles à la France dont celle de la Coupe d’Europe en 2018. En 2019, l’UCI (Union Cycliste Internationale) le classe 8e coureur Mondial.  « Mais ma plus belle victoire restera pour toujours la naissance de ma fille Mélanie, qui a aujourd’hui 24 ans et avec laquelle je partage aujourd’hui le plaisir et les émotions que procure le sport », ajoute Christophe.

 

HANDBIKE

En 2001, un nouveau sport arrive tout droit des États-Unis : le handbike. Il s’agit d’un vélo à 3 roues propulsé à l’aide des bras. C’est une révélation pour Christophe Marchal qui apprécie sa position plus naturelle, le travail sur la vélocité des bras et la pratique en extérieur. Il prend une licence au club handisport de Golbey Épinal puis à l’Étoile handisport de Saint-Nabord où il est actuellement toujours inscrit.  « Il existe trois spécialités en paracyclisme : le tandem, le solo et le handbike. En France nous ne sommes qu’une dizaine à pratiquer cette dernière à haut niveau. Le handbike comprend trois types d’épreuve : la course en ligne, le contre la montre et le relais  par équipe », souligne–t-il.

 

LES JEUX PARALYMPIQUES DE TOKYO  EN LIGNE DE MIRE

Entre les stages de préparation et sa participation aux compétitions internationales, il s’entraîne sur les routes des Vosges entre 2 et 5 heures par jour, atteignant 25 km/h et jusqu’à 33 km/h en compétition. Pour lui permettre de se préparer aux compétitions dans de bonnes conditions, Christophe a pu bénéficier du financement de 65 % de son handbike par le Conseil départemental. S’il n’y a que deux places à prendre dans sa catégorie, Christophe Marchal ne lâche rien et compte bien être sélectionné pour les prochains Jeux paralympiques cet été ! Sans attendre, il vient de d’ores-et-déjà de décrocher ce mois-ci un titre européen  en Autriche !

 

« Je veux montrer ce qu’une personne en fauteuil roulant est capable de faire sur le plan sportif, que ces exploits ne sont pas uniquement réservés aux valides. ”

 

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